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Petite promenade dans le marais chinois

Petite promenade dans le marais chinois

A Paris, quand on parle de quartier chinois, c’est bien sur le 13ème arrondissement qui se présente à l’esprit. Véritable petit continent asiatique, avec ses tours, son temple souterrain, ses Olympiades et ses fameux frères Tang, le 13ème arrondissement n’est pourtant pas le seul quartier de la capitale où des communautés d’extrême orient* ont élu domicile.

Le plus ancien de ces îlots exotiques se situe même en plein cœur du Marais, entre les Arts et Métiers et la rue de Bretagne. Loin de l’ambiance urbaine des tours de l’avenue de Choisy, le marais chinois témoigne de l’une des plus anciennes vagues de migration chinoise que notre capitale ait accueillie.

Livreurs, rue au Maire

Elle remonte à la première guerre mondiale, lorsque la France, en manque de main d’oeuvre masculine, fait appel à l’aide de la Chine, laquelle envoie plusieurs milliers de costauds ressortissants à condition toutefois que ceux-ci ne participent pas aux combats.

Ces migrants chinois, majoritairement venus de la ville de Wenzhou (province du Zhejiang), s’établissent d’abord près de la gare de Lyon. Ils se fixeront dans le haut du Marais après la seconde guerre mondiale, la déportation ayant laissé des dizaines d’ateliers sans travailleurs.

Aujourd’hui, les innombrables boutiques d’import de vêtements et accessoires tenues par la communauté chinoise témoignent de la grande activité économique du quartier – dont le centre animé s’étend sur deux petites rues presque médiévales : la rue au Maire et la rue Volta. Du contraste entre les immeubles moyenâgeux et les enseignes exotiques se dégage un charme aussi certain qu’indéfinissable.

Mais ce n’est pas là le seul attrait de cette promenade, et vous vous doutez bien que nous ne sommes pas là pour vous parler architecture – mais plutôt gourmandise.

On vous emmène ?

Restaurant Wenzhou

Rue au Maire, le restaurant Wenzhou est connu pour être l’un des plus anciens du quartier. Très prisé par les chinois comme par les occidentaux, il propose un bel aperçu de la cuisine régionale de Wenzhou, à des tarifs défiants toute concurrence.

Supermarché de la rue au Maire

Sur l’autre trottoir, deux supermarchés (Les Quatre Saisons et Chine Store), petits mais très bien fournis, vous permettront de faire le plein de coriandre, papayes vertes, feuilles de raviolis, crevettes séchées ou huile de sésame.

Au bon Pho, rue au Maire

Enclave lao-vietnamienne dans cette rue très chinoise, le Bon Phô porte bien son nom. La soupe Phô et le Bo-Bun y sont excellents, mais les habitués viennent surtout déguster la soupe spéciale du mercredi et du vendredi, une petite merveille épicée, au poisson, lait de coco et aux herbes. Un régal.

Impériale au Maire

Le très modeste traiteur Impériale au Maire est cité par certains connaisseurs comme l’un des tous meilleurs restaurants chinois de la capitale. Mais pour un néophyte peu habitué aux subtilités de la gastronomie de l’empire du milieu, ce n’est pas évident de savoir que choir – et les goûts peuvent surprendre. A réserver aux amateurs d’aventure si vous n’avez pas de correspondant chinois pour vous guider.

Feng Shen

Beaucoup plus chic, le Feng Sheng se situe à l’angle de la rue Volta et de la rue au Maire. Fréquenté par nombre d’amateurs de cuisine chinoise authentique, il propose un large choix (même si le bruit court que les meilleurs spécialités ne figurent que sur la carte en chinois). L’accueil quant à lui est célèbre pour sa rugosité.

Song Heng rue Volta

Mais que font ces charmantes jeunes filles rue Volta ? Elles attendent leur soupe Phô ou leur Bo-Bun devant chez Song Heng. Cette petite gargote revient régulièrement dans la liste des meilleures adresses de Paris pour qui voudrait déguster ces deux plats emblématiques des gastronomies du sud-est asiatique. Pour l’anecdote, l’immeuble où elle se situe fut longtemps considéré comme le plus ancien de Paris.

Banh Mi, 7 rue Volta

Allez, on est sympas, avant de finir la ballade on vous donne notre coup de cœur : au numéro 7 de la rue Volta, une très charmante et énergique dame prépare des Banh-Mi de compète, et avec le sourire. Si vous n’avez pas encore goûté ces fameux sandwiches baguettes à la sauce vietnamienne (coriandre, épices, porc séché et j’en passe), précipitez-vous. Notre préféré ? Le spécial avec sauce piment, une petite bombe à papilles, un régal de fraîcheur et de gourmandise.

* Rappelons que le terme de « quartier chinois »  désigne souvent le lieu de vie de différentes communautés asiatiques, la Chinoise bien sur, mais également la Vietnamienne, la Cambodgienne, la Laotienne …

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Vos commentaires

  1. corselis

    bonjour je voudrais savoir si la RICORE costipe merci

    19 mai 2013 - 09:05

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