Accueil > Tendances > On a testé chef d’un jour !

On a testé chef d’un jour !

On a testé chef d’un jour !

Pas la peine de nous mentir, on le sait bien nous, que vous en avez tous rêvé, même une minute, même une seconde : quand on aime faire la cuisine il y a forcément un moment où l’on s’imagine chef de restaurant.

En général c’est devant Topchef ou Masterchef, en grignotant un chocolat, on se voit en technicolor, portant fièrement la toque, au milieu d’une armée de petits marmitons impeccables et disciplinés. Ce serait tout en élégance et en superbe, on dresserait une assiette de gelée d’huîtres au caviar, laquelle serait servie à un aréopage de gourmets ébahis, forcément en pleine extase.

Et puis après l’émission, on se couche, et le lendemain on repart au bureau.

Et bien figurez-vous que désormais, vous pouvez traverser le miroir pour quelques heures, histoire de voir ce que ça fait vraiment de se mettre dans la peau d’un chef. Il suffit pour cela de contacter la très compétente équipe du restaurant Un jour Un chef, et de bloquer une journée sur votre agenda pour venir assurer deux services en cuisine.

Mais bon ça c’est le plus facile, parce qu’après on flippe sévère et c’est rien de le dire !

Le restaurant compte une cinquantaine de couverts, alors ça rigole pas pendant le coup de feu. On choisira donc un menu adapté avec l’aide souriante du (vrai) chef Delavaud (Ludo pour ceux qui font partie du club excusez-nous). Pour lui ce n’est pas commode non plus : gérer tous les jours des chefs différents, aux feelings différents, changer ses achats, sans parler de la gestion des restes (un vrai cauchemar) – autant dire qu’on lui tire notre chapeau !

Une fois le menu choisi, il n’y a plus qu’à attendre le jour J, et luter contre une irrésistible envie de changer de menu trois fois par jour. On doit aussi faire face à la peur de l’inconnu (beaucoup) et du ridicule (beaucoup aussi).

Imaginez qu’on fasse du grand n’importe-quoi, pas moyen de se cacher derrière une photo arrangée ou un commentaire flatteur : c’est du live, il va falloir se mettre à nu !

Un jour Un chef

Le jour J,  nous nous sentons donc misérables au moment de franchir la porte du restaurant.

La jeune Pauline (talentueuse chef pâtisserie) nous accueille, et nous envoie nous habiller, charlotte incluse, ce qui, à défaut de remonter notre estime personnelle, a le mérite de nous mettre dans l’ambiance.

Le chef arrive et c’est parti.

Le plus impressionnant ? On entre dans une autre dimension spatio-temporelle. Les heures ont l’air de minutes, le temps file à toute allure, alors que l’immense marmite de coques à ouvrir, elle, semble ne jamais vouloir se vider.

Vous pensiez que le plus grand talent d’un chef était d’être un bon cuisinier ? Faux : il doit avant tout savoir optimiser l’organisation des préparations, puis du service. A quoi sert d’être un cordon bleu si on ne sait pas envoyer ses assiettes ?

Le début du service est impressionnant, les commandes arrivent par l’intermédiaire d’une petite machine qui crache ses tickets implacablement, sans se soucier de nos états d’âmes. Heureusement qu’on a abattu un sacré boulot le matin !

Allez on y va : entre cinq poissons à cuire, de la purée à disposer, de la roquette à assaisonner, un coup de cacao pour le dessert, pof trois courgettes farcies de plus, on ne fait pas les marioles. Et quand le chef nous donne une instruction (Allez encore trois entrées et cinq desserts !), on lance un « oui chef » timide et on ne se pose pas de questions.

Le service se finit aussi vite qu’il a commencé, alors on passe une tête en salle, on est impressionné de retrouver les copains, les collègues, la famille, tout ceux qui sont venu goûter. On est un peu euphorique, on récolte les louanges qu’il faudrait rendre au chef Ludo, on est vachement fiers que le dessert ait autant plu, on ne sait plus où donner de la tête.

C’est déjà fini.

On rentre à la maison en rêvant de fours vapeur et de pianos crachant le feu, de chambres froides remplies de merveilles, de siphons géants, et des mille petits trucs de pros dont on repart plus riche.

La peur ? Pfft, oubliée. On reviendra vite.

Et pour les curieux, le menu c’était :

- courgettes farcies aux coques et jambon cru, huile de chorizo
- lieu vapeur au fumet de langoustines, tombée d’épinards et écrasée de pommes de terre
- fromage grec frais, crème de marron, cacao et tuile aux amandes

 

 

 

 

 

Partager Twitter Facebook Google +

Vos commentaires

  1. Valerie

    Je recherche la recette des courgettes farcies aux coques, car c’etait vraiment tres tres bon !!!!

    15 octobre 2012 - 18:10
  2. AU

    Ca donne envie d’essayer! Et c’est aussi un chouette cadeau à faire à un cuisiner amateur! C’est quoi les tarifs?

    En tous cas, ça avait l’air drôlement bon ce menu :-)

    19 octobre 2012 - 16:10
    • Marabout

      C’est gratuit pour le chef d’un jour, il suffit de demander !

      22 octobre 2012 - 11:10

Laisser un commentaire

« Recueillir les informations suivies de * est obligatoire pour publier votre commentaire. Ces informations sont destinées à HACHETTE LIVRE et feront l'objet d'un traitement dont HACHETTE LIVRE est responsable aux fins de publication et de gestion de votre publication. Vous bénéficiez de droits d'accès, de rectification et de suppression de ces informations que vous pouvez exercer en vous adressant à contact@marabout.com »

Lisez aussi